La Compagnie

La compagnie La lloba a été créée en 2004 et installée en Aveyron depuis 2007, implantation sur un territoire où elle apparaît comme seule compagnie chorégraphique professionnelle reconnue. À ce jour, elle compte 3 créations à son actif :
- Le secret, solo sur la thématique de l’Inceste,
- Meet, spectacle – exposition pour 5 interprètes sur la thématique de la rencontre
- Windoll, duo chorégraphique en vitrine sur la représentation du corps dans la société de consommation
et de nombreuses performances : Impromptus, Down, Actes, L’or est une valeur sûre, Etat des lieux, Ici même, Star, Jamais un cou de femme ne sera trop long…
Une des spécificités de la compagnie est qu’elle se situe entre arts plastiques et danse contemporaine – de par la formation de plasticienne de la chorégraphe Laurence Leyrolles – et œuvre à la rencontre de différents moyens d’expressions. Cet attrait pour la porosité des disciplines donne naissance à des formes qui peuvent tout autant être des spectacles écrits, que des propositions improvisées, des performances où le corps est toujours central, moteur, « questionneur, questionnant, questionné »..

La pratique plastique de l’installation a amené Laurence Leyrolles à s’intéresser également à des espaces de représentations autres que celui de la salle, un questionnement sur l’in situ. Elle tente de cultiver une sensibilité à l’esprit du lieu comme support d’une matière chorégraphique.
Dès lors, le spectateur et l’habitant de ces mêmes espaces deviennent matière à réflexion et à rencontre. Les actes artistiques proposés sont imprégnés, voir se fondent sur ce rapport à l’autre, dans une quête de l’humain.
Le double parcours de plasticienne et de danseuse de Laurence Leyrolles (danse contact, bûto, danse théâtre, improvisation…) imprègne ses créations : très visuelles, charnelles et organiques, loin de propositions abstraites et formelles. La matière chorégraphique y est très souvent plastique, dans une recherche d’émotions et d’humain, en quête des divers troubles qui agitent le corps et de ce qui l’entoure. Elle ne cesse de traquer la dimension plastique du corps et de l’imaginaire qui peut s’y rattacher. Pour se faire, matières, matériaux, accessoires divers deviennent supports de mouvements, d’actions.